no hay banda "Carnival mask " vient ouvrir ce quatre titres de toute beauté. Un son de guitares sucré, une voix digne des plus grands noms de la pop anglaise (on pense Radiohead forcément...) avec des montées dans les aigus impressionantes, des riffs qui restent en tête et un rythme dense, ce premier titre donne les couleurs du groupe. Un enchaînement de parties diverses (rapides, fines et moelleuses...) fait avec dextérité et gôut. On replonge dans l'extase avec "Small pink mirror field", qui amorce des montées-descentes lancinantes, et permet de se laisse porter par le petit côté années 60 et chaud de No Hay Banda. Cette force brûlante, ardente, on la retrouve dans "Super hero", un peu comme lorsque vous avez les pieds nus au soleil, par un aprés midi assez doux, les yeux fermés, l'esprit engourdi par le repos et la brise légère....belle image d'Epinal et néanmoins propre à l'univers du groupe, avec cependant, ce je-ne-sais-quoi de profond. "Cradle should" enfonce le clou avec ses sons de western velouté, son ambiance chaude et poussiéreuse, sa montée puissante, une base instrumentale (la basse me laisse pantoise) sans défauts, une chanson amoureuse et savamment érotique, une mélée de parfums enivrants, un cocktail de désir et de pulsions, on fond.
Ca y'est, il est temps de réouvrir les yeux et de réaliser avec une pointe d'amertume, que peu de groupes sont capables d'une telle qualité.