BLACK-OUT ARISES [BOA]_Oneself Black-Out Arises [BOA] est un de ces groupes qui a emprunté les clés de la Dolorean du docteur Emmett Brown pour faire un tour dans le passé, en profiter pour composer des tubes à la pelle, puis revenir ni vu ni connu en 2022 et claquer un album qui claque !

Le trio parisien, formé en 2017, a mis les petits plats dans les grands et nous propose Oneself, premier album avec 18 (!) titres et plus de 70 minutes au compteur. Le groupe se dit influencé par le rock des années 90 et clairement, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Amateurs de Pearl Jam, Foo Fighters, Muse, et Nickelback, réjouissez-vous car vous allez passer un sacré bon moment à l'écoute de cette brouette de tubes aboutis. Dès l'entame du disque et le solide "Right and acts", on comprend vite que l'on n'a pas ici à faire des rigolos. Le riff d'entrée est costaud, le pont est bien vu et le refrain est juste incroyable ! et à l'exception de "Presence" (titre mi rock mi metal pas très inspiré), la suite de cet album est de haut niveau. "Ground", "Desire" et "Let's go" auraient pu être composés par la bande d'Eddie Vedder (la voix de Yoann y est pour beaucoup). "Dream of reality", "Stand up" et "Call" ont quant à eux une fougue de Foo. Je m'arrête là pour les comparaisons, qui sont certes flatteuses, mais qui ne reflètent pas le sentiment et l'estime que j'ai pour ce disque que je trouve vraiment bien foutu, varié, bien pensé et astucieusement produit. Des compositions à l'exécution, il n'y pas grand-chose à reprocher à Black-Out Arises [BOA] (pas même les ficelles parfois un peu trop épaisses, car elles font partie intégrante du style). Seule la longueur de ce premier album pourrait desservir le groupe : un format plus court (avec, par exemple, un album d'une dizaine de titres et la sortie d'un EP un peu plus tard dans l'année) aurait eu à mon sens plus d'impact car à la fin de la première écoute, outre le fait d'avoir écouté un album de qualité, il est compliqué de ne pas se mélanger les pinceaux entre tous les titres. En même temps, c'était la norme durant les nineteens. CQFD. En tout cas, bravo les gars !